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Note for: Jean-Claude Momméja, 11 Feb 1944 -
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Individual Note: j.mommeja@libertysurf.fr
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Note for: Gregory Boyce Greenwood, 13 Aug 1951 -
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Individual Note: Scout
Valedictorian at Wahconah Regional High School, Dalton, Mass.
BS from Middlebury College, Middlebury, Vt.
Peace Corp, Africa
MS from University of Colorado at Fort Collins, Cob.
United States Gov. AID progam in Africa
PHD from University of California at Davis, Ca.
Land use planning for State of California in Sacramento, Ca.
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Note for: Wilhelm Picker, 30 Oct 1906 - 16 Aug 1938
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Individual Note: Naturalisé français le 1 juin 1933
Transcription de la Mairie de Nanterre par Jean Meunier:
Département- de la Seine.- Extrait des minutes des actes de Décès de la ville de Nanterre, Année 1938.- Le seize août mil neuf cent trente huit, cinq, heures trente minutes, est décédé 403 avenue de la République, Wilhelm PICKER, domicilié à Colombes (Seine) 23 avenue Troussel; né aux Eaux Vives (Suisse) le trente octobre mil neuf cent six, dessinateur; fils de Charles Félix Wilhelm PICKER et de Joséphine Louise dite Marie BOUVIER, époux décédés. Marié à Hélène Elisabeth Georgette THIBAULT, sans profession, domiciliée comme le défunt.- Dressé le Jour susdit, quinze heures quinze minutes, sur la déclaration de François Plouhinec, cinquante et un ans, employé à Nanterre, 403 avenue de la République qui, lecture faite, a signé avec Nous, Pierre BRANDY, Adjoint au Maire de Nanterre, Officier de l'Etat Civil par délégation. (Suivent les signatures).- Pour copie conforme délivrée en exécution de l'article 80 du Code Civil, Nanterre, le dix huit août mil neuf cent trente huit, le Maire, signé: Illisiblement.- Transcrit le deux septembre mil neuf cent trente huit, quinze heures trente minutes, par Nous, Elie Jean BRUNEAU, Maire de Colombes
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Note for: Hannah Virginia Thornton, 1924 - 1998
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Burial: Place: El Dorado, Union Co., AR
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Note for: César Marcel Poëte, 10 Oct 1866 - 15 Apr 1950
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Individual Note: La pluspart des inforations viennent de la Bible familiale.
Historien, Auteur de nombreux livres. Le plus célèbre est: "Une Vie de Cité Paris" en 4 volumes.
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Note for: Augustine Hélène Melcot, 7 Aug 1877 - Aug 1941
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Individual Note: Se converti au protestantisme en 1912 et élève ses enfants dans la foi protestante.
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Note for: Blanche Augustine Françoise Madeleine Poëte, 29 Jun 1905 - 21 Oct 1975
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Individual Note: http://gw.geneanet.org/index.php3?b=marcdd&lang=fr;p=blanche+dite+huguette;n=poete
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Note for: Philippe Louis Edmond Melcot, 11 Mar 1842 - 24 Apr 1915
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Individual Note: Avocat général à la cour de cassation.
Il était officier de la Légion d'honneur depuis le 30 décembre 1889
http://books.google.com/books?id=VVQOAAAAYAAJ&dq=Melcot&printsec=frontcover&source=bl&ots=b6wVCeDIw-&sig=RxKWU1ETRNknkqJDY6NhqiYAU6s&hl=en&ei=gND9Sdr3DsWFtgfW1emiDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2#PPA5,M1
http://www.courdecassation.fr/br_institution_br_br_1/occasion_audiences_59/debut_annee_60/octobre_1915_11159.html
Discours de monsieur Daniel, Pierre, François Mérillon, avocat général à la Cour de cassation
Monsieur Philippe, Louis, Edmond Melcot,
Monsieur Melcot n'est devenu conseiller que par l’honorariat ; sous ce titre, il nous semble inconnu ; c'est l’avocat général Melcot qui vit dans notre souvenir avec son aimable et souriante figure, son entrain, sa franchise et sa finesse aiguisée, mais toujours bienveillante.
Philippe, Louis, Edmond Melcot est né à Taverney, dans la Haute-Saône, le 11 mars 1842.
Son père, avocat intègre et rigide à Besançon, l'envoya faire son stage d'avocat à Paris.
Dès ses débuts, sa merveilleuse facilité de parole le mit en évidence, et., en 1866, il était nommé secrétaire de la Conférence, sous le bâtonnat d'Allou, en même temps que notre éminent et regretté collaborateur de l'Ordre des avocats Sabatier, notre ancien avocat général Bertrand, et notre cher et distingué collègue Potier.
Après avoir acquis les principales notions de l'administration judiciaire dans les fonctions de rédacteur au ministère de la Justice et d'attaché au cabinet du ministre, il se forma à bonne école à la pratique des affaires dans le cabinet du bâtonnier Desmarets, et accepta, alors seulement, le 26 mai 1870, sous l'Empire libéral, d'entrer dans la magistrature en qualité de substitut du Procureur général près la Cour d'appel de Montpellier.
Son esprit large et indépendant était tout préparé à servir la République; et, c'est un républicain, depuis fidèle et solide, que la Révolution du 4 septembre 1870 trouva à son poste.
Quoique âgé seulement de vingt-huit ans, il prit tout de suite à la Cour une place importante et le procureur général Reybaud pouvait, après deux années d'expérience, en 1872, adresser au garde des Sceaux, sur le jeune magistrat, une note qui est un portrait :
« Esprit vif et primesautier, M. Melcot a le mérite d'envisager d'un coup d'ceil rapide les faces multiples d'une question, et de savoir ensuite peser les considérations adverses pour se déterminer d'après les plus sages. Sa franchise, la sûreté de son commerce, son caractère empreint d'un libéralisme un peu chevaleresque, les qualités aimables dont il est amplement pourvu ont fait à ce magistrat une excellente position au sein de la Cour, qui ne lui marchande pas ses affectueuses sympathies ».
La même année, chargé de prononcer le discours de rentrée, il choisit comme sujet : L'indépendance politique du magistrat .
C'était son thème favori comme sa préoccupation constante, et sa susceptibilité à l'égard des ingérences politiques ou administratives était telle qu'elle lui valut de retentissants démêlés dont il a parfois souffert, bien que fussent toujours reconnus sa bonne foi et son bon droit.
On relit avec plaisir dans ce discours des pages d'un style élégant et facile, remplies de traits heureux.
Il y établissait avec autant d'esprit que d'autorité la nécessité pour le magistrat de se soustraire aux influences politiques, mais, en lui imposant aussi l'obligation de donner « à l'ordre constitutionnel, établi par la volonté nationale, son respect et son dévouement ».
Il résumait son devoir en cette devise lapidaire : « Indépendant, mais fidèle », et sa péroraison éloquente semblait prévoir le rôle de la justice dans les déchirements futurs de la conscience nationale : « Chaque jour vous fait de l'indépendance un plus impérieux devoir. C'est par elle que la magistrature deviendra de plus en plus l'arbitre des querelles privées et publiques, et que, même dans les temps difficiles, sa voix sera écoutée comme la voix de la patrie ».
En 1875, nommé avocat général près la Cour d'appel de Chambéry, puis, en 1877, en la même qualité près de la Cour d'appel d'Aix, il revenait, au commencement de 1879, à Chambéry, diriger comme Procureur général le parquet de la Cour.
La situation était difficile ; les ennemis de la République exerçaient leur action sur la magistrature elle-même. Le nouveau procureur général prit position immédiatement dans son discours d'installation en rappelant avec vigueur et autorité le devoir des magistrats du Parquet, comme des magistrats du Siège, et en proclamant que « le privilège nécessaire, qui sauvegarde l'indépendance des magistrats inamovibles, ne les relève pas de la loi de fidélité. Ils doivent s'y soumettre avec d'autant plus de scrupules qu'elle n'a de sanction que dans leur conscience ».
Obligé de lutter bien malgré lui, il se montra un chef si prudent et si avisé qu'en 1883, monsieur Dauphin, appelé à donner son avis sur une proposition de distinction établie en faveur de l'ancien Procureur général de Chambéry, nommé depuis 1882 au parquet général d'Amiens, pouvait s'exprimer ainsi : « Monsieur Melcot, par son attitude à la fois fermé et conciliante, sa dignité personnelle et la hauteur de ses vues, a rassemblé tous les éléments républicains et libéraux, et mis fin à de nombreuses défiances et aux agissements de diverses coteries qui avaient pris coutume de s'agiter autour du Parquet. Par son influence, il a éteint des divisions qui nuisaient à la bonne administration de la justice ».
Arrivé à Amiens, un peu las de divisions qui l'obsédaient, M. Melcot pensa, avec une sage philosophie ; s'y établir définitivement dans le calme d'une administration purement judiciaire et professionnelle. Il y resta, sans ambition, pendant douze ans, y gagnant la haute estime et la sympathie ardente de tous ses collaborateurs.
On citait les noms de ceux que sa bienveillance avait épargnés et sauvés dans des circonstances difficiles. On savait qu'un collègue honnête mais imprudent entré dans son cabinet pour lui faire connaître sa détresse et sa volonté de disparaître en était sorti réconforté, avec les moyens de liquider sa situation fâcheuse ; et tous lui avaient voué une vive et respectueuse sympathie.
Comprenant pourtant un jour que des compétitions locales lui fermaient l'accès du Siège où il eût voulu terminer sa carrière, il accepta le poste d'avocat général à la Cour de cassation ; c'était en 1894.
Depuis, et jusqu’à sa retraite, en 1910, il est resté au milieu de nous le plus charmant et le plus affectionné des collègues.
En arrivant dans cette maison où le droit seul guide nos décisions, où le fait doit rester étranger à nos résolutions et où le souci des solutions individuelles même équitables disparaît devant l'intérêt supérieur du maintien rigoureux des principes fixés par la loi, monsieur Melcot fut quelque peu dérouté. Son esprit juste et pratique avait toujours aimé la vérité plus que la légalité, et ce ne fut pas sans un effort considérable qu'il parvint à se plier aux règles tutélaires de la Cour de cassation.
Il y réussit par son intelligence et le sentiment de son devoir ; mais il avait parfois des révoltes où s'exerçait sa fine ironie, et, un jour où une solution proposée par lui-même atteignait par la rigueur du droit des intérêts particuliers justes sinon légitimes, il lança cette apostrophe inattendue dans la bouche d'un magistrat doublé d'un philosophe : « Je ne connais qu'une science qui soit plus décevante que la philosophie, c'est le droit ».
Cette boutade spirituelle qui aurait fait frémir d'Aguesseau amusa ses collègues sans les étonner; ils savaient qu'elle n'était inspirée que par le souci profond de la justice et de l'équité.
La forme de ses conclusions était toujours brillante, il y déployait ses rares qualités d'orateur et sa merveilleuse facilité d'assimilation ; mais, comme il entourait de guirlandes les tables sévères de la loi, d'aucuns en tiraient cette conséquence qu'il était « superficiel ».
Ce reproche ne l'atteint pas, c'est la rançon habituelle des gens d'esprit.
Il n'aurait pu d'ailleurs s'enfermer dans un cadre tracé d'avance. Sa verve primesautière l'aurait fait éclater ; et, il préférait exprimer sa pensée sous le coup de sentiments spontanément évoqués que sous l'effort d'une préparation méthodique.
On raconte que, chargé de prononcer dans une distribution de prix un de ces discours bien peignés, que même les orateurs les plus exercés se croient obligés d'écrire, il obéit à la tradition ; mais le jour de l'exécution, il jeta par-dessus bord le manuscrit et se livra à une charmante improvisation dix fois supérieure au sermon qu'il avait bâti.
En dehors de ses fonctions, M. Melcot n'a sacrifié qu'à une passion impérieuse : l'amour des livres. C'était un bibliophile convaincu et rempli d'illusions, espérant toujours, ne se rebutant jamais, comme le chasseur acharné ; et, finissant, après bien des déceptions, par dénicher l'oiseau rare qui venait enrichir sa belle collection.
Mais ses recherches n'étaient pas celles d'un vulgaire collectionneur.
Sous la couverture, il voulait le livre intéressant de science, d'art ou de poésie, et était parvenu à posséder - ainsi une érudition variée et étendue qui rendait son commerce des plus attrayants et sa conversation des plus attachantes.
Par malheur, cet homme solide et plein de santé fut terrassé par une attaque inattendue.
Ne voulant pas conserver son poste dans une situation amoindrie, il prit volontairement sa retraite en 1910. Il déclina peu à peu sans pouvoir surmonter le mal, et le 24 avril 1915, malgré les soins empressés d'une compagne dévouée et de filles charmantes qui l'entouraient pieusement d'une tendre affection, il s'éteignit doucement, comme une lampe qui a cessé de briller.
Il était officier de la Légion d'honneur depuis le 30 décembre 1889.
Le souvenir de monsieur l'avocat général Melcot reste vivant dans cette enceinte ; et aucun de nous ne peut dire qu'il ait connu dans sa carrière un magistrat plus brillant, un causeur plus agréable, un chef plus bienveillant et un fonctionnaire plus courageux et plus indépendant.